Dans le cadre du Festival du Livre de Nice,

qui a choisi pour thème cette année « Le Français », un ouvrage singulier devrait retenir l’attention: « D’une Rive, l’Autre : Chroniques Oranaises » de Marie-Hélène Carbonel. D’une grande finesse, tout en retenue, cette saga, couvre les 130 ans de la présence française en Algérie.

C’est au travers d’une famille en particulier, que se tisse la trame de cette fiction, celle de la transmission, de génération en génération, d’un espoir démesuré.

Ce roman, écrit avec l’exactitude du vécu, voit défiler cent trente années d’histoire de la conquête et de la colonisation, de l’Algérie Française.

  1. -Paul Barelli dans  Nice Rendez-Vous  -


Les héros de Carbonel débarquent donc d'Andalousie vers 1830, se mêlent à des Italiens, des Français, des Alsaciens, créent une exploitation agricole dans le Sig, font du commerce à Oran, sont heureux en affaires mais globalement malheureux en amour... Ils finissent par s'exiler sur le dernier bateau ... bien heureux finalement de ne pas avoir fait partie des milliers de morts de juillet 62 à Oran, massacrés sauvagement et oubliés de tous.

Mais ce sujet, qui couvre cent trente ans d'histoire aurait gagné à être beaucoup plus développé: Mille pages, que dis-je, trois mille pages n'auraient pas été de trop et l'on aimerait que Carbonel ... s'y attaquât.

• HM - Lesbian Magazine -

D’une Rive, l’Autre,

    une saga ciselée sur l’Algérie française